Que pensent les Canadiens aujourd’hui?


Pour la sixième année de suite, la vaste majorité des Canadiens ont indiqué en octobre 2007 qu’ils ne sont pas en faveur de l’absence actuelle de protection légale des enfants à naître au Canada, selon un sondage national sur l’avortement commandé par VieCanada. Les femmes et les jeunes adultes ont exprimé le plus haut niveau d’appui à la protection légale des enfants à naître, soit 67 % pour les deux catégories de population. En tout, 62 % des Canadiens appuient quelque forme de protection légale des enfants à naître; seulement 33 % des Canadiens sont satisfaits de l’absence actuelle de toute protection légale avant la naissance.

  • Les deux tiers des Canadiennes favorisent une protection légale des enfants à naître à un certain point avant la naissance.
  • Plus du tiers des femmes (34 %) veulent une protection à partir du moment de la conception.
  • Un groupe additionnel de 33 % serait en faveur de la protection des enfants à naître plus tard pendant la grossesse, soit 21 % après trois mois de grossesse et 12 % après six mois.
  • Une plus faible majorité d’hommes (57 %) est en faveur d’une protection légale, y compris 26 % qui veulent la protection des enfants à naître pendant toute la durée de la grossesse.
  • Les jeunes de 18 à 29 ans ont exprimé le plus haut niveau d’appui parmi tous les groupes d’âge : 67 % d’entre eux indiquent que les enfants à naître devraient bénéficier d’une protection légale à un certain point avant la naissance.
  • L’appui en faveur de la protection dès la conception dans ce groupe d’âge a augmenté, atteignant 29 % comparativement à 26 % lors du dernier sondage en 2006.
  • Les Canadiens de 60 ans et plus ont exprimé le plus faible appui à des lois protégeant les enfants à naître, 38 % d’entre eux ayant indiqué qu’ils sont satisfaits de l’absence actuelle de toute protection pour les enfants à naître.

Dans l’ensemble du Canada, l’appui à la protection du fœtus à un certain point avant la naissance a été le plus élevé dans la région des Prairies (65 %), au Québec (64 %) et dans les provinces de l’Atlantique (63 %). Les résidents de la Colombie-Britannique ont exprimé le plus faible appui, 58 %, suivis de près par l’Ontario à 60 %.

Les résidents des Prairies et du Canada atlantique ont exprimé le plus grand appui à la protection à partir de la conception, 36 % des répondants des Prairies et 34 % des gens des Maritimes ayant indiqué que les enfants à naître devraient être protégés pendant toute la grossesse. La Colombie-Britannique, le Québec et l’Ontario ont manifesté le plus faible appui à la protection des enfants à naître à partir de la conception, soit 24 %, 30 % et 29 % respectivement.

La majorité des Canadiens a indiqué qu’elle appuyait une législation sur l’avortement qui couvrirait une vaste gamme de questions, incluant la protection des enfants à un certain point avant la naissance, des lois sur le consentement éclairé et le consentement des parents pour les filles de moins de 18 ans, et la protection du fœtus en cas de crime de violence contre la mère.

Près des trois quarts des Canadiens (72 %) ont indiqué qu’ils appuieraient une loi sur la protection du fœtus selon laquelle ce serait un crime distinct de tuer ou de blesser un enfant à naître au cours d’une agression contre la mère. Ce nombre atteignait 75 % chez les femmes, alors que 68 % des hommes étaient en faveur d’une telle loi.

Les résultats du sondage ont été publiés au moment où la famille d’une femme enceinte assassinée à Toronto réclamait une loi reconnaissant la mort du bébé à naître de cette femme comme un crime distinct. Aysun Sesen a été tuée le 2 octobre par suite de nombreux coups de couteau à l’abdomen. Elle était enceinte du septième mois, et sa fille a survécu à la première agression mais est décédée avant que les médecins puissent pratiquer une césarienne d’urgence.

Une forte majorité des répondants serait en faveur de lois exigeant le consentement éclairé des femmes qui demandent des avortements. De telles lois obligeraient les médecins et les cliniques d’avortement à donner aux femmes certains renseignements tels que le stade de développement de leur enfant à naître, y compris un ultrason, les risques de l’avortement pour la santé et ses effets secondaires possibles à long terme, ainsi que les solutions autres que l’avortement.

  • Plus des deux tiers (67 %) des répondants seraient en faveur de telles lois.
  • Seulement 29 % se sont opposés à des lois exigeant le consentement éclairé.
  • L’appui en faveur du consentement éclairé a été le plus élevé dans les Maritimes (72 %) et au Québec (72 %).
  • Un peu plus de femmes (68 %) que d’hommes (66 %) étaient en faveur du consentement éclairé.
  • Parmi tous les groupes d’âge, ce sont les jeunes de 18 à 29 ans qui ont exprimé le plus ferme appui au consentement éclairé, soit 70 %.

Également, la majorité des Canadiens appuierait une loi exigeant le consentement parental avant l’avortement dans le cas des filles de moins de 18 ans : 54 % des gens ont indiqué qu’ils aimeraient voir adopter de telles lois, alors que 43 % s’y sont opposés.

  • Les Canadiens continuent d’exprimer leur appui à l’abolition du financement des avortements facultatifs par les deniers publics. Actuellement, au Canada, la plupart des avortements sont pratiqués aux frais des contribuables, peu importe s’ils sont considérés médicalement nécessaires ou non.
  • À la question de savoir dans quelles circonstances les avortements devraient être financés par les contribuables, une forte majorité (64 %) ont affirmé que les avortements devraient être payés par les particuliers, ou être payés par les deniers publics seulement dans les cas d’urgence médicale tels qu’un danger pour la vie de la mère, ou dans les cas de viol ou d’inceste. De ce nombre, 17 % ont dit que l’avortement devrait toujours être une dépense privée.
  • Seulement 32 % étaient en faveur de la situation actuelle où l’avortement est payé par le système public de soins de santé.

Le sondage Environics Focus Canada a interrogé 2 047 Canadiens entre le 17 septembre et le 14 octobre. Le sondage a une marge d’erreur de plus ou moins 2 %, 19 fois sur 20.

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